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Gaz : Prix homologués/ Les détaillants s`en moquent, Le ministère du Commerce indexé…
lundi 7 avril 2008 - Par Le Nouveau Réveil
Le souci de l'Etat ivoirien de préserver la forêt par la sensibilisation des ménages à l'utilisation du gaz butane a conduit à une subvention de ce produit à plus de six (6) milliards FCFA par an. Ce, depuis plus d'une dizaines d'années. A ce jour, le gaz fait partie des produits aux coûts homologués ou administrés : la bouteille de 6 kg coûte 1500F, celle de 12,5 Kg 3500F et celle de 28 Kg…
Malheureusement, ces prix ne sont pas, dans la majorité des cas, pratiqués par les détaillants dans les quartiers où les quantités susmentionnées sont vendues respectivement à 2000F ou 2500F, 4500F ou 5000F... La Petroci y est-elle pour quelque chose ? "Non !" répond Touré Amadou, le coordonnateur du gaz butane à Petroci, la société étatique chargée de la gestion dudit produit. Il poursuit "Nous ne saurions augmenter le prix du gaz administré par l'Etat de Côte d'Ivoire. En arrêtant des tarifs uniques, l'Etat sensibilise les populations à l'usage du gaz pour aider à protéger la forêt en pleine destruction. Les surcoûts qui interviennent sont du fait des détaillants dans les quartiers et le contrôle sur le marché relève du ministère du Commerce qui doit imposer le respect des prix administrés". En donnant ces informations, la Petroci a voulu aussi et surtout apporter certains éclairages après les propos de Jonas Goulekemon, secrétaire général du Syndicat national des revendeurs de gaz butane de Côte d'Ivoire (SYNAREGAB-CI) qui, mercredi dernier, a tenu des propos "diffamatoires" à l'encontre de la Petroci et de son directeur général Kassoum Fadika. De fait, de l'avis de Touré Amadou, "le directeur général n'a administré aucune gifle retentissante à Goulekemon, ni mis en lambeaux ses vêtements. C'est une invention de ce dernier pour jeter le discrédit sur le DG… Déplacé de guerre, c'est sur insistance d'un des travailleurs de Petroci, aujourd'hui à la retraite, que nous avons accepté, malgré le nombre important de demandeurs, d'installer le 24 avril 2006, Jonas Goulekemon comme revendeur à Yopougon avec 50 bouteilles au départ. Ce nombre a été doublé après nous avoir indiqué que ça marchait et qu'il voulait une augmentation… Mais c'était mal connaître ce monsieur qui, quelques mois après la création d'un syndicat, s'en est pris au DG personnellement en lui tenant des propos désobligeants. Sans réaction du DG. Qui s'était tout de même demandé pourquoi, cette attaque personnelle. Bref ! En ce qui concerne l'interruption de la livraison du gaz à ce distributeur, cela est du fait de la société BAMCI, mandataire agréée qui a fait constater par un huissier le transvasement du gaz des bouteilles de Petroci dans celles d'autres sociétés et vendues à 3750F la bouteille de 12,5 kg au lieu de 3500F. Constatant l'activité illégale de Goulekemon, BAMCI a interrompu la livraison de gaz. Le transvasement est interdit parce que comportant de nombreux risques d'explosion pour les consommateurs. Un communiqué de presse du ministère des Mines en fait foi. C'est après constat par l'huissier Coulibaly Kadhy, que Goulekemon ne reçoit plus de gaz. Ce n'est donc pas de la responsabilité de Petroci. Nous le faisons savoir parce que ce monsieur ne peut continuer à salir inutilement la société, alors qu'il n'est pas un modèle au plan de la moralité…" Pour la circonstance, Touré Amadou, était assisté de Hilaire N'gbocho, Auguste Pépé, Louis Serge Arkust, Clément Sikabi. Samedi, au Plateau, ils ont tenu à lever le voile sur ces informations en attendant, de revenir longuement sur cette affaire. De 1993 à 2008, la Petroci a investi plus de 35 milliards F pour l'augmentation du gaz butane. Ce sont 6,5 milliards F investis pour la création de deux sphères afin d'accroître les capacités de stockage du gaz. Ce sont aujourd'hui 110.000 tonnes de gaz consommées en Côte d'Ivoire.
P. Tadjau