DISCOURS DE MONSIEUR JEAN LOUIS BILLON, PRESIDENT DE LA CCI-CI, A L'OCCASION DE
DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE LA CCI-CI, LE 26 AVRIL 2007

 

Mesdames Messieurs,

Une fois n’est pas coutume, après quatre longues et difficiles années, nous entrons selon les nouveaux acteurs de la vie politique ivoirienne dans une autre ère, celle de la Paix retrouvée et définitive.
De la situation inédite que nous venons de vivre et qui n’a que trop durée, les principaux acteurs ont décidé d’évoluer différemment. Fini les affrontements armés et les actes de violence, place à la Paix et à une communauté de destin.
Résolument tournée vers la Paix au bénéfice de tous les habitants en Côte d’Ivoire, cette nouvelle donne est l’illustration d’une volonté partagée, matérialisée par les accords de OUAGA. Gageons que ces accords emprunts de tolérance comme seule, parfois, la Côte d’Ivoire en est capable, permettront très rapidement de donner une place de choix à la reconstruction économique et au développement durable en toute  équité.
Je formule le vœu qu’ainsi, tous solidarisés autour des valeurs de justice, de Paix et de bonne gouvernance, nous ne nous laissions pas distraire par un autre objectif que celui de vivre dans la paix et l’harmonie afin d’œuvrer de concert au développement du pays en toute quiétude.

Fort de l’évolution positive toute récente de la situation socio – économique, il nous revient en tant qu’acteurs du développement d’accompagner le mouvement. Les actions qui sont les nôtres, s’appuieront sur les missions que l’Etat nous a confiées. Au nombre de quatre, ces dernières sont importantes et suffisamment larges pour que chacun, à son niveau, puisse être à l’origine d’une action à mener. Qu’il s’agisse d’une initiative ou d’un accompagnement, il conviendra de les intégrer au sein des différentes cellules de réflexion existantes, j’entends par-là les différentes commissions mises en place au début de la mandature.

A toute fin utile et pour être sûrs que nous ne nous éloignons pas trop de nos objectifs, il conviendra de rester dans l’épure des quatre (4) missions que l’Etat nous a confiées et qui sont désormais pour nous tous, le fruit de notre démarche consulaire. Dans les faits, il convient de défendre, de promouvoir, d’assister et de soutenir le développement des entreprises et de son environnement. Jugez en vous-mêmes !

Sans insister sur ces 4 missions qui font ce que nous sommes, c’est à dire une chambre de commerce et d’industrie nationale, il nous revient le devoir de développer ces activités pour répondre aux enjeux économiques du moment.
Vous le savez, malgré la crise nous avons, grâce à vous, enrayé les dérapages budgétaires en mettant en place des budgets rectifiés qui ont contenu nos dépenses dans les limites que nous impose l’Etat, lors du versement de la subvention annuelle ou encore, lors des décalages d’un exercice sur l’autre du paiement des prises en charge des étudiants par le ministère de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, l’historique budgétaire depuis 2004 et l’informatisation des outils financiers et comptables sont une réalité ; ils contribuent à une plus grande transparence dans l’utilisation des comptes, à l’histoire que nous construisons ensemble en ce moment et à une anticipation non négligeable sur les exercices à venir.
Malgré la crise et nos faibles ressources, les implantations des délégations en province sont une autre réalité ; des délégations ont été installées, de nouvelles  sont programmées et je ne doute pas que vous profiterez de ces antennes régionales, pour ancrer encore davantage les actions que vous, élus, entendez développer in situ. A ce titre, il revient aux élus régionaux d’animer les délégations selon une programmation définie à l’avance et préalablement connue par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire. En cela, vous êtes aidés par un collaborateur qui vous seconde techniquement, il gère les affaires courantes, met en œuvre les actions préalablement définies, rédige les compte rendus mensuels et assure en tant que de besoin la liaison entre la délégation et les services techniques de l’Etat représentés localement. A l’occasion, il peut effectuer des études visant à mieux connaître le contexte économique régional. Les délégations sont la représentation régionale de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, ces délégations dépendent d’Abidjan tant du point de vue administratif que du point de vue financier.
Ces efforts de développement faits en période de crise ont été rendus possible grâce à la mobilisation des élus que vous êtes, aux différentes réflexions arrêtées en assemblée générale et réalisées en interne par les permanents.   
A de nombreuses reprises lors des assemblées générales, vous avez bien voulu me faire-part de votre soutien relativement aux interpellations des pouvoirs publics sur des sujets d’actualité qui ne pouvaient laisser indifférents les opérateurs économiques que nous représentons et que nous sommes.  Ces interpellations comme vous le savez sont partie intégrante des missions qui nous ont été confiées par l’Etat lui-même. Je vous encourage à nous faire connaître vos positions en utilisant les commissions qui ont force de propositions.

Relativement à la formation et sur la base de nos contacts étroits établis avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, nous initions un partenariat portant spécifiquement sur la formation professionnelle (PME et des grandes entreprises). Ce partenariat amorcé la semaine passée lors du passage d’un professeur de HEC Paris, prendra corps dés juin 2007 et sera officiellement lancé en septembre de la même année. Nous serons amenés à en reparler très prochainement ensemble.

Afin de démultiplier notre capacité d’intervention au profit de la chambre elle-même et des entreprises ressortissantes, d’autres partenariats sont prévus et dont certains d’entre eux feront l’objet d’une signature dés la fin de la présente assemblée générale ; il s’agit du groupe AXA, du BNETD, du Fonds des Nations Unies pour la Population et l’Université Atlantique.

Comme vous le constatez, l’heure est à la mobilisation de toutes les énergies pour répondre aux accords de OUAGA, aux enjeux de la Paix immédiate et du développement économique induit.
Chacun d’entre nous doit pouvoir accompagner ce nouvel élan porteur d’espoir. Croire en cet accord revient à nous persuader que la fin de la crise est enfin à nos portes. Accompagner cet accord par nos actions, revient à participer activement à la Paix dans notre pays. Il nous appartient tous de prendre part sans compter à la réussite de cet important accord pour nos entreprises et notre pays.

Permettez, que je profite des circonstances présentes pour vous remercier de la confiance placée en moi tout au long de ces années de crise, soyez infiniment remercier pour votre disponibilité de tous les instants et votre attachement à notre Chambre de Commerce et d’Industrie. Les défis relevés ensemble font partie de notre histoire commune, ils ont enrichi nos savoirs et la connaissance de notre environnement. ENSEMBLE, nous sommes un peu plus forts.
Je vous remercie.