FORUM DE DIALOGUE ECONOMIQUE
Vendredi 31 mars 2006, Novotel – Abidjan Plateau
Relevé des conclusions
Le forum de dialogue économique s’est tenu le vendredi 31 mars 2006, à l’hôtel Novotel, à Abidjan, plateau, à l’initiative et sous la présidence effective de SEM Charles KONAN BANNY, Premier Ministre de Côte d’Ivoire.
Le directeur de cabinet du Premier Ministre, Président du comité scientifique du forum, en a assuré la modération.
Le Forum s’est déroulé en deux (2) étapes :
- La première étape a été consacrée aux civilités ouvertes par le maire de la commune du plateau, M. Akossi BENDJO, qui a mis l’accent sur la nécessité de compter sur les ressources intérieures.
Le Directeur de Cabinet, après avoir relevé le manque de confiance du secteur privé en l’Etat, a présenté le programme du forum aux participants.
Le Premier Ministre, dans son adresse, a observé que :
- Le nombre et la qualité des participants à ce forum sont des gages de réussite de cette manifestation ;
- il fallait créer une nouvelle atmosphère apaisée, qui rassure et qui fait revenir la confiance, moteur de la croissance et du développement, la paix étant l’autre nom du développement ;
- il appartient au secteur économique de profiter de la prise de conscience actuelle et de la responsabilisation des acteurs politiques pour s’exprimer et agir en faveur de la sortie de crise.
- La deuxième étape a permis, suite à l’introduction générale de M. Jean Kacou DIAGOU, Président de la confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), d’entrer dans le vif du sujet avec différentes interventions regroupées en quatre (04) panels :
- - 1er panel : l’environnement des affaires
- - 2ème panel : la bonne gouvernance
- - 3ème panel : l’image de la Côte d’Ivoire
- - 4ème panel : l’intervention des bailleurs de fonds
Il ressort de l’ensemble de ces présentations, ainsi que des débats qui ont suivi que :
- Þ En ce qui concerne l’environnement politique
Le secteur privé interpelle les acteurs politiques sur leur responsabilité dans la création d’un environnement favorable au retour et à l’amorce de la relance économique.
- Þ En ce qui concerne le comportement des différents acteurs
Les acteurs du secteur privé s’engagent, avec un cœur nouveau et un esprit nouveau, aux côtés du Premier Ministre et du Gouvernement, en de faciliter la sortie de crise.
Ils proposent que des comités de cohésion sociale soient crées au sein des sociétés et dans les différents services de l’administration pour contribuer au processus de sortie de crise.
- Þ Les mesures immédiates à prendre
La rencontre a décidé de la création immédiate d’un groupe de médiation, ainsi que la réactivation du comité de concertation secteur public/secteur privé.
La mise en œuvre de ces deux instruments interviendra selon un chronogramme à définir dans les meilleurs délais, pour permettre l’examen des mesures proposées par le secteur privé.
- Þ En ce qui concerne l’environnement sécuritaire
Il a été relevé que l’existence d’un environnement sécuritaire fortement dégradé doit conduire l’Etat à prendre des mesures immédiates pour assurer la sécurité des personnes et des biens
- Þ En ce qui concerne la gouvernance
Bien au delà du diagnostic qui a été fait, il a relevé la nécessité, pour le gouvernement, de prendre des mesures pour rassurer le secteur privé.
- Þ En ce qui concerne l’image
Il a été fortement recommandé le respect des accords et des engagements internationaux, ainsi que l’appropriation collective de la promotion de cette image.
- Þ En ce qui concerne les appuis des partenaires au développement
Les partenaires au développement notent les progrès accomplis dans le rétablissement de la confiance. Ils proposent leur appui à l’organisation d’une conférence sur le financement de la sortie de crises.
En conclusion, il faut convenir avec M. le Premier Ministre que :
- La crise est une crise de confiance mais aussi de comportement ;
- Si l’image s’améliore, les conséquences s’en ressentiront immédiatement sur tous les segments de l’activité de l’Etat ;
- A chaque consolidation du processus de paix correspond un bonus des partenaires au développement ;
- Il faut convenir de sortir maintenant de la crise ayant en nous un esprit nouveau dans un coeur nouveau ;
- Nous devons entretenir en nous même, et entre nous, la confiance et, puisque nous avons eu la volonté de relever les maux qui nous minent, nous devons avoir la volonté et le courage de les corriger.
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