Perspectives économiques en Afrique 2003/2004 - Etudes par pays
AFRIQUE DU SUD
• Rigueur budgétaire et inflation contenue ne riment pas avec la résolution
des graves problèmes sociaux.
•
La croissance a ralenti en 2003 mais devrait reprendre
de la vigueur dans les deux ans à venir.
•
Les progrès dans les dépenses sociales et contre le VIH/SIDA seront
freinés par des résistances au sein du gouvernement et par l’inégalité des
capacités d’action au niveau régional.
ALGÉRIE
• Réformes et évolution favorable des prix des hydrocarbures ont
soutenu la croissance mais l’incidence à long terme sur la croissance
et l’emploi reste à voir.
•
Le secteur privé reste dynamique, surtout dans le secteur énergétique.
•
L’entente relative sur le plan politique national semble être confirmée
par la réélection du Président Bouteflika.
BOTSWANA
• Forte production de diamants et gestion économique
prudente poussent la croissance.
• La politique de diversification hors diamants devrait
jouer un rôle important
dans les perspectives à moyen terme.
•
Le Sida menace la croissance. La population diminuerait
de 1.3 millions en 2015 comparé au scénario hors Sida.
BURKINA FASO
• L’impact de la crise ivoirienne sur les performances économiques
a été plus faible que prévu.
•
Vitalité du secteur primaire liée à bonne pluviométrie,
mais surtout au dynamisme de la filière coton.
•
Le développement du secteur aurifère: un début
de diversification des exportations ?
CAMEROUN
•
Léger affaiblissement de la croissance depuis 2002 car perte de compétitivité de
l’économie.
•
Le ralentissement des exportations crée un risque de déséquilibre
extérieur.
•
Désendettement important dans le cadre de PPTE grâce à une
croissance soutenue et aux efforts de remboursement.
CÔTE D’IVOIRE
• Régression économique et sociale
de long terme est à craindre dans les zones occupées après
4ème année de crise.
•
Maintien des productions vivrières et des exportations
de cacao et de coton.
•
Des incertitudes politiques en attendant les élections présidentielles
d’octobre 2005.
ÉGYPTE
•
Des performances économiques soumises à l’instabilité politique
de la région.
•
Revenu record du Canal de Suez, surtout grâce à l’augmentation
du trafic militaire.
•
Le régime de change partiellement flexible a entraîné une
forte dépréciation de la livre égyptienne.
ÉTHIOPIE
•
La production du secteur primaire a été fortement affectée
par une sécheresse exceptionnellement longue en 2002/03.
•
Forte dépendance à l’aide externe (alimentaire et financière)
pour les prochaines années.
•
Régime démocratique maintenu, mais les tensions internes (rebelles)
et externes (Érythrée), persistent.
GABON
•
Cycle de croissance faible dû au déclin progressif de la production
de pétrole, malgré la hausse inattendue de la production pétrolière
en 2003.
•
Diversification demeure nécessaire pour lutter contre la pauvreté mais
difficulté de la filière bois pour des raisons d’organisation
interne et externe.
•
Effort important de désendettement dans le cadre des négociations
avec le FMI: diminution de 22 points de la dette sur PNB entre 1998 et 2002.
GHANA
•
La très bonne performance du secteur agricole a contribué à l’amélioration
de la situation économique générale.
•
Les réformes structurelles continuent pour augmenter la participation
du secteur privé.
•
Le West African Gas Pipeline Project permettra au pays
d’accéder
aux énormes réserves de gaz naturel nigériennes.
KENYA
•
Performance économique largement au dessous du potentiel en raison de
goulets d’étranglement structurels, de la lenteur des reformes,
et de problèmes de gouvernance.
•
Lancement de l’Economic Recovery Strategy en 2003
pour stimuler la croissance.
• Augmentation des flux financiers en provenance des
donateurs et meilleures performances des exportations en 2004.
MALI
•
Le climat politique apaisé après les élections présidentielles
devrait aider le renforcement des politiques de développement.
•
Vitalité du secteur primaire malgré les fortes incertitudes qui
pèsent sur le secteur cotonnier.
• Une extrême fragilité des équilibres budgétaire
et commercial.
MAROC
•
La croissance reste dépendante des aléas climatiques qui affectent
le secteur agricole mais les performances économiques s’améliorent
en 2003.
•
La balance commerciale connaît toujours un déficit élevé malgré les évolutions
encourageantes des exportations, en raison de la faible compétitivité de
l’économie.
•
Liberté et droits de la personne renforcés par plusieurs mesures
initiées par le Roi Mohammed VI y compris un nouveau code de la famille.
MAURICE
•
Rebondissement de la croissance en 2003 grâce aux
bonnes performances des secteurs du sucre et du tourisme.
•
Augmentation du coût de la main d’œuvre et fin des accès
préférentiels d’ici 2007 changent la donne du pays.
•
Réformes structurelles urgentes sur fonds de montée du chômage.
MOZAMBIQUE
•
Reprise basée sur investissements directs étrangers
remarquables.
•
Les investissements dans le secteur privé continueront d’être
le principal moteur de l’économie dans un contexte de simplification
des règles et de restructuration du système bancaire.
•
Réduction de la pauvreté de 69 pour cent en 1997 à 54
pour cent en 2002/03.
NIGERIA
•
L’économie reste très dépendante du secteur pétrolier
mais absence d’une stratégie nationale cohérente dans ce
domaine.
• Rebond de la croissance du au redressement du marché pétrolier
en 2003.
•
Réélection du président Obasanjo en
2003 sans violence.
OUGANDA
•
Croissance du PIB diminue à cause de l’incapacité du pays à augmenter
sa production agricole, malgré des politiques budgétaire et monétaire
prudentes.
•
La privatisation continue, mais reste très lente.
•
Le climat politique reste stable, même si les agressions des groupes
rebelles menacent encore la sécurité dans le pays
SÉNÉGAL
•
La croissance reste largement tributaire de l’agriculture.
• L’aide et les transferts des migrants restent très importants et
entretiennent la consommation malgré chômage élevé et
pauvreté.
•
Faible impact de la crise ivoirienne sur l’économie : légère
augmentation des activités portuaires ; accélération plus
forte de certaines exportations (tabac, réexportation de produits pétroliers).
TANZANIE
•
Économie très dépendante des dons mais
les perspectives de croissance sont favorables.
•
Changement dans la structure des exportations : augmentation
des exportations non traditionnelles, comme les minéraux, les poissons
et les produits manufacturiers.
•
La remarquable stabilité politique rend possible l’avancée
des réformes et la stabilité économique.
TUNISIE
•
Diversification et stabilité de l’économie.
•
Baisse significative du dynamisme des investissements
privés au regard
du durcissement des conditions de compétitivité interne et externe.
•
Amélioration socio-économique grâce à l’augmentation
constante du revenu national brut disponible par habitant et à la réduction
de la pauvreté.
ZAMBIE
•
Les bons résultats économiques anticipés à l’horizon
2005 tiennent davantage au hasard qu’à une bonne gestion : ils sont
la conséquence de l’environnement extérieur et non d’une
stratégie de développement à long terme.
•
Les problèmes de pauvreté restent négligés
par les pouvoirs publics.
•
Diversification au-delà de la production de cuivre et élimination
des obstacles au développement du secteur privé.
ZIMBABWE
•
La grave crise politique et économique a accru l’isolement
du pays.
• La production agricole s’est effondrée du fait du manque de devises
pour importer des intrants, de l’anéantissement du système
de crédit et des incertitudes sur la propriété foncière.
•
Quitter le pays est la seule perspective pour 2.5 millions
de Zimbabwéens,
soit un quart de la population, depuis le début de la crise.
Perspectives économiques
en Afrique 2003/2004
Disponible en version imprimé et format électronique (pdf)
490 pages, OECD, Paris 2004
OECD Code 412004042P1
ISBN 92-64-01625-2
www.oecd.org/bookshop